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21 May 2023
 
rugbyL'USON Nevers s'impose après la sirène et jouera en Fédérale 1 féminine ...

L'USON Nevers s'impose après la sirène et jouera en Fédérale 1 féminine la saison prochaine

Les joueuses de l'USON Nevers joueront en Fédérale 1 la saison prochaine après avoir battu le Stade Niçois, 26-25, en quart de finale de Fédérale 2 ce dimanche 21 mai. Menées 25-12 à vingt minutes de la fin, elles ont inscrit deux essais pour renverser la partie.

Les joueuses de l'USON Nevers n'avaient plus qu'une marche à franchir pour monter en Fédérale 1 et elles l'ont fait. Au terme d'un scénario de dingue, les Neversoises ont complètement renversé la situation pour battre le Stade Niçois ce dimanche 21 mai dans la Drôme, 25-26.

Un essai de Forest et une transformation de Benard à la sirène ont permis à l'USON de remporter ce quart de finale et de valider son accession en Fédérale 1.

"Cette montée, on a été la chercher toutes ensemble"

Les Neversoises sont passées par toutes les émotions ce dimanche 21 mai en quart de finale contre le Stade Niçois. Menées 25-12 à vingt minutes de la fin, elles ont inscrit deux essais pour s'imposer à la dernière seconde, 25-26.

Rachel Benard (demi de mêlée de l'USON Nevers) :
Je n’avais pas spécialement de pression sur la transformation. Mais je me suis dis qu’il faut toujours croire dans ce qu’on fait. Alors, j'y suis allée et voilà. On a atteint notre objectif. C’est fantastique, surtout quand on repense à cette fin de match. Cette montée, on a été la chercher toutes ensemble.

Romane Anglade (trois-quarts centre de l'USON Nevers) :
Que dire, c’est tout bonnement fabuleux, fantastique. Je crois qu’aujourd’hui, on peut mettre tous les superlatifs bout à bout. Pour nous les anciennes, c’est un aboutissement. On a déjà connu la Fédérale 1, mais on y retourne. Le début d’une nouvelle aventure.

Lisa Pijulet (deuxième ligne de l'USON Nevers) : 

Je suis passée des larmes de tristesse aux larmes de joie. On a quand même bien douté, mais on s’est battu jusqu’au bout. Et puis, un match, ça dure quatre-vingt minutes. On est folles de joie, heureuses comme jamais. Maintenant, on va pouvoir fêter tout ça en attendant Bourgoin."

Arthur Haumann (co-entraîneur de l'USON Nevers) :
C’est la victoire des quinze, mais aussi des vingt-trois et des quarante. Quelle émotion en tout cas. On a été la chercher avec les tripes celle-là. Nice est une belle équipe, mais les filles ont eu les ressources mentales. Je le dis souvent, le mental, il n’y a que ça qui marche parfois. Maintenant, la saison n’est pas finie, mais à l’heure actuelle, on savoure totalement.

16 May 2023
 
rugbyPro D2 : quel sera le visage de l'USON Nevers pour la saison 2023-2024 ?

Après la reconstruction de l’été 2022, l’USON Nevers avancera dans une logique d’ajustement de son effectif la saison 2023-2024. La continuité sera de mise.
Le recrutement de l’USON avant la campagne 2023-2024 tient de l’ajustement. Trois joueurs rejoindront le club nivernais : le talonneur Jonathan Maïau, le troisième ligne aile Robin Dioné et le demi de mêlée Hugo Bouyssou. Avec seulement trois joueurs à intégrer et une reprise fixée au 15 juin, l’USON devrait donc gagner du temps par rapport à la saison dernière.

Trois recrues contre huit départs
Le départ du talonneur Issam Hamel, qui a choisi de rejoindre Brive, finalement relégué en Pro D2, sera peut-être le plus difficile à compenser puisque l’international algérien a disputé 83 matches en trois saisons à Nevers (22 essais).

Le Samoan Elia Elia a montré, sur la deuxième partie de saison, qu’il pourrait assumer un rôle de numéro un. L’arrivée de Jonathan Maïau, un jeune joueur à fort potentiel, correspond à la stratégie de recrutement qui a porté ses fruits cette saison.

Robin Dioné apportera plus de variété en troisième ligne, où Shaun Adendorff est sur le départ après deux saisons dans la Nièvre. Le jeune Bayonnais pourra être utilisé dans un profil de flanker aérien, dans le registre de Julien Kazubek.

Hugo Bouyssou, demi de mêlée d’Aurillac, joueur référencé en Pro D2, donne des garanties à ce niveau. Le Cantalien a disputé 120 matches de Pro D2 et son profil semble coller à la philosophie de jeu de l’USON. Il formera un trio avec Guillaume Manevy et Arthurs Barbier, puisque Yoan Cottin, qui disposait d’une offre de prolongation de contrat, devrait partir vers d’autres cieux.

Deux joueurs de l'effectif en négociation
Au sein de l’effectif actuel, deux cas restent à régler. Au poste d’ouvreur, l’USON discute toujours avec Yohan Le Bourhis, qui est prêté par Oyonnax cette saison. Titulaire en barrage, il a joué vingt-trois rencontres, dont treize comme titulaire. S’il reste, il sera en concurrence avec Shaun Reynolds et Tanguy Ménoret. S’il part, l’USON pourrait envisager de garder, en prêt, Gabin Michet. Prêté par Clermont sur le dernier mois de compétition, il n’a pas disputé de match, mais a pu se familiariser avec les systèmes de jeu nivernais.

Au poste de pilier droit, l’USON misera sur Ilia Kaikatsishvili, Cleopas Kundiona et Farai Mudariki, qui n’a pas joué cette saison après avoir été opéré pour une rupture des ligaments croisés. Lasha Pkhakadze, pilier des espoirs, pourrait prendre de l’importance après avoir découvert la Pro D2 cette saison. Tapu Falatea ne sera pas conservé, mais le club discute toujours de la situation d’Aselo Ikahehegi. Dossier en cours.

De la place pour les espoirs
Avec huit départs pour trois arrivées, l’USON va amincir son effectif, ce qui pourrait aussi ouvrir la porte à d’autres espoirs, comme Perry Mayo ou Dylan Jaminet, qui se sont régulièrement entraînés avec le groupe professionnel. Le recrutement devrait en rester là, sauf si l’USON repère une bonne affaire. Elle a prouvé son savoir-faire dans cette filière.

Départs : Issam Hamel (talonneur, Brive, Pro D2), Andrzej Charlat (ailier, Nice, Nationale), Benjamin Dumas (arrière, Arcachon, Nationale 2), Tapu Falatea (pilier), Shaun Adendorff (troisième ligne), Yoan Cottin (demi de mêlée), Emmanuel Vaitulukina (centre, Chambéry, Nationale), Aviata Silago (centre, parti en cours de saison à Chambéry, rejoindra Bourgoin la saison prochaine).

23 Mar 2023
 
basketLa réserve de La Charité basket ne terminera pas la saison en Pré-nationale ...

La réserve de La Charité basket ne terminera pas la saison en Pré-nationale masculine : une décision de la Ligue

En difficulté depuis le début de la saison, en manque de résultats et de joueurs, l'équipe réserve de La Charité est poussée au forfait général en Pré-nationale. À cause de deux points de pénalité. Une application stricte du règlement de la Ligue.

La Charité B, 8e de la poule B (comptant neuf équipes) de Pré-nationale, ne terminera pas la saison. "On est mis hors-championnat par la Ligue", explique Francis Bardot, président du club nivernais. "C’est une décision qui est liée à nos deux points de pénalité", synonymes de forfait. "On a eu un point à cause d’un problème de licence en début de saison", rappelle Francis Bardot. "Le second découle du forfait lors de la dernière journée", le week-end dernier. La formation de Michel Bierre, qui compte deux victoires pour onze défaites, n’avait pas l’effectif suffisant pour accueillir Saint-Rémy, un concurrent direct dans la course au maintien.

"Il faudra en tirer des enseignements"

"Il y a eu un blessé, puis deux, un départ, puisque c’est désormais autorisé en cours de saison, et on s’est retrouvé avec un déficit de joueurs. L’organisation a manqué au niveau de cette équipe. Il faudra en tirer des enseignements."

La sanction de la Ligue semble actée. "Par principe, je vais faire une requête, mais ils ne reviendront pas en arrière, surtout avec les perspectives de refonte des championnats", prolonge le dirigeant nivernais. "La Pré-nationale va passer de 19 à 16 équipes, en sachant qu’il y aura quatre descentes par poule de Nationale 3, et plusieurs équipes de la région sont concernées."

Selon le règlement, La Charité B est censée descendre de deux divisions : de la Pré-nationale à la Régionale 3. "Si on peut éviter…", glisse Francis Bardot, qui souhaite "négocier avec la Ligue".

12 Mar 2023
 
athletismeDu stress, de la boue et des regrets ...

Du stress, de la boue et des regrets : la Nivernaise Lola Darcy frustrée par ses championnats de France de cross-country.

Meilleure chance nivernaise aux championnats de France de cross-country à Carhaix (Finistère), dimanche 12 mars, la junior Lola Darcy a couru en vain après le top 15 qu'elle visait. L'athlète de Varennes-Vauzelles Running doit se contenter de la 24e place.

Ce n'est pas vraiment la place qu'elle espérait. Mais c'est une place qui n'en finit plus de la suivre. Engagée aux championnats de France de cross-country, dimanche 12 mars, à Carhaix (Finistère), Lola Darcy, junior deuxième année, a bouclé sa course de 6.010 m au 24e rang. Comme en mars 2022, aux Mureaux. Comme en novembre 2021, à Montauban, quand elle était encore cadette. Comme en novembre dernier, aussi à Créteil, lors du cross national du Val-de-Marne, qualificatif pour les championnats d'Europe.

"Il y a des habitudes dont je me passerais bien. Je visais le top 15, au moins. Et quand je vois des filles que j'ai déjà battues faire top 15, ça me laisse encore plus de regrets", soupire l'athlète de 18 ans. "Je restais pourtant sur de bonnes séances d'entraînement. Voir que ça ne paie pas, ça me déçoit, même si je sais que beaucoup de filles aimeraient avoir mon classement", essaie de relativiser Lola Darcy, stressée toute la semaine par l'échéance nationale. 

Stressée toute la semaine 

"Je n'ai pas arrêté de penser aux France, à tel point que je n'arrivais pas à m'alimenter correctement", explique l'élève de Habib Ajjouni. "Étonnamment, avant la course, le stress est retombé." Pour mieux remonter. "J'ai pris un très mauvais départ. D'habitude, je suis devant. Là, je suis parti derrière. J'ai fait un gros effort dans le premier kilomètre pour me replacer", raconte Lola Darcy, un temps dans les dix premières. "J'aurais dû lisser mon effort. J'ai vu des filles me passer devant, je n'ai pas réussi à rester au contact." 

Sur un terrain de jeu rendu boueux par la pluie tombée toute la semaine, Lola Darcy a fait le choix "de ne pas toujours prendre la corde, pour avoir de meilleurs appuis. Je ne sais pas si c'était la bonne solution. Il fallait sans cesse réfléchir aux meilleures trajectoires à prendre. Cela pompe de l'énergie mentalement", souligne la junior, dont la déception n'avait d'égal que son amour pour le cross-country, "ma discipline préférée".

Dans une ambiance à la hauteur de l'événement (30.000 spectateurs et presque autant de drapeaux bretons), Lola Darcy est allée au bout de son effort. "Jade Buridon (Strasbourg), qui avait gagné la demi-finale des championnats de France, a fini en marchant." Grande favorite après ses deux titres chez les cadettes, Jade Le Corre (Saint-Quentin-en-Yvelines), prise d'un malaise, s'est effondrée à 500 m de l'arrivée alors qu'elle était en tête. "Tout le monde était éprouvé."

"Je n'en voyais pas le bout"

Consciente d'avoir peut-être laissé passer la chance de sa vie de faire un top 15 à des championnats de France, Lola Darcy concourra chez les espoirs (8.910 m à Carhaix) en 2024. "C'est la première fois que je faisais un cross-country de plus de six kilomètres. Je n'en voyais pas le bout. Alors, je me pose la question de passer sur cross court quand je vois ce qui m'attend", reconnaît l'athlète de VVR, qui coupera toute la semaine. "Après une grosse saison de cross, il faut bien ça."

La piste l'attend, désormais. "L'année dernière, j'avais participé aux championnats de France de 1.500 m (élimination au stade des séries). Cette fois, je vais m'attaquer au 3.000 m. J'espère me qualifier pour les championnats de France", qui auront lieu du 14 au 16 juillet, à Châteauroux. "Mais c'est bien loin. Là, je pense à Carhaix. L'occasion était belle, mais ce n'était pas mon jour. Cela démotive un peu. J'ai l'impression d'avoir fait des efforts tout l'hiver pour pas grand-chose."

22 Jan 2023
 
athletismeLe dernier homme debout à Château-Chinon

Le départ de la deuxième édition du Dernier homme debout, dans sa version morvandelle, a été donné ce samedi 21 janvier, à 11 h 50, du gymnase de Château-Chinon. Un peloton de 270 coureuses et coureurs s'est élancé pour une boucle de 7,1 km qu'il fallait répéter, jusqu'à vingt-quatre fois au maximum, à chaque fois en moins d'une heure, sous peine d'être éliminé. Jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un. Il en restait encore quatre avant la dernière boucle, conclue en premier par Jean Blancheteau. 

11 h 50. Le départ est donné du gymnase de Château-Chinon dans des conditions déjà difficiles. Le thermomètre dépasse difficilement les 0°c. Et ça ne fait que commencer...

13 h 00. Après 1 h 10 de course (la première - et seulement la première - boucle pouvait être effectuée en 1 h 10), un seul abandon est à déplorer sur les 250 partants. Le terrain, rendu délicat par la neige tombée dans les dernières heures, a provoqué la blessure à une cheville d'un participant.

Sur la parcours, la neige se transforme en boue et les visages commencent à se tirer au retour dans le gymnase. "Le prochain, c'est le dernier", assurent même certains. 245 coureurs sont repartis.

13 h 33. Sébastien Bleschet boucle son tour en 33'05''... Et pour cause : six litres de bière étaient promis au plus rapide sur le deuxième tour. "Ma stratégie était de partir vite pour voir si j'étais suivi, et personne m'a suivi. Mais j'ai sans doute pioché dans mes réserves."

15 h 00. Matthieu Tharion, l'un des favoris à la victoire finale, semble gérer tranquillement son rythme. Arrivé juste avant la fin du troisième tour, il se pose cinq minutes avant de repartir en marchant pour le quatrième. Guillaume Berthier, le tenant du titre, n'a pas la même stratégie en ce début de course. Il a bouclé le troisième tour en moins de quarante minutes et a pu se poser une vingtaine de minutes avant de repartir.

16 h 00. La neige s'est transformée en boue sur une grande partie du parcours du Dernier homme debout. Après quatre heures de course, ils sont toujours 220 (sur 270 au départ) à repartir pour un tour. C'est Baptiste Petitjean qui a bouclé le cinquième tour en premier, en moins de 37 minutes. 

17 h 00. Le cinquième tour a fait des dégâts. 190 coureurs sont repartis pour le sixième tour. 18 coureurs ont terminé la cinquième boucle sans repartir, 16 ne sont pas rentrés dans les délais.

Pour les favoris, la course n'a pas vraiment encore commencé.

17 h 30. Les coureurs les moins expérimentés commencent à trouver le parcours un peu plus périlleux, avec des parties qui peuvent geler. Jean Blancheteau, qui était dans les cinq derniers en 2020, est le premier à boucler le sixième tour, en 33'50. Il gagne six litres de bière. Il devance le Nivernais Luc Lutsen (36'12).

18 h 00. La sixième boucle a été fatale à une quarantaine de coureurs, arrivés après le délai ou non partants. C'est évidemment le plus gros écrémage depuis le début de la course. Ils ne sont plus que 144. Près d'un participants sur deux a déjà abandonné. La nuit vient de tomber, la température aussi (-2°c).

20 h 00. Les concurrents font maintenant face à la nuit noire. Pour l'instant, ils sont moins de 100 à être repartis pour un neuvième tour. Les favoris gèrent encore tranquillement. Chez les féminines, Cora Mariotte et Cécile Clet sont souvent les premières à boucler leur tour, dans un rythme comparable, en moins de quarante minutes. Parmi les Nivernais, Luc Lutsen et Jérôme Eugène ont arrêté.

"Je partais sur deux fois moins de tours. Je me suis surpris", apprécie Jérôme Eugène. Le coureur de l'ASF-Uson a constaté, à son péril, la difficulté croissante du parcours. "J'ai pris deux gamelles, c'est de plus en plus verglacé. Mais au moins, de nuit, on ne cherche pas à éviter la boue. Elle n'existe plus quand on ne la voit pas (sourire)." 

20 h 50. Sébastien Bleschet, souvenez-vous. Il avait gagné ses six litres de bière en finissant le deuxième tour en premier. Le neuvième, pour lui, fut le dernier. "J'ai chuté. Il faut que ça reste un plaisir." De plus en plus de coureurs partent à la faute. "J'ai fait presque 65 bornes, c'est déjà pas mal."

21 h 10. Une vingtaine de coureurs se sont couchés avant le dixième tour. Ils sont désormais 78 à s'enfoncer dans la nuit et le froid. "J'ai chuté. On devine le verglas, mais on ne peut plus y faire grand-chose. C'est trop tard quand on court dessus", raconte Julien Jouarie.

Arnaud Fauchille n'est pas reparti pour un dixième tour. "J'ai glissé à dix mètres de l'arrivée et je me suis tordu un genou. Je préfère ne pas repartir même si je suis arrivé dans les temps, c'est dommage parce que je voulais battre mon record de treize heures. Mais j'étais déjà tombé deux fois dans le tour précédent, on essaye de voir où on met les pieds mais on court sur un chemin de glace."

Cinq femmes sont encore en course sur le dixième tour : Cora Mariotte, Cécile Clet, Carole  Gobin, Laure Barbet et Manon Lalloz.

22 h 22. L'attaque du onzième tour s'est faite à trois femmes : Cora Mariotte, Cécile Clet, Carole Gobin. Elles se disputent le titre de Dernière femme debout. Au total, 54 participants sont encore en course, sur les 270 du départ. 

Chez les filles, elles sont toujours trois en course. Cora Mariotte et Cécile Clet ne se lâchent pas d'une semelle. Carole Gobin tient le coup.

23 h 00. Il y a toujours deux stratégies différentes parmi les favoris. Guillaume Berthier, comme Baptiste Petitjean, tourne en une quarantaine de minutes et profitent du repos dans le gymnase. A l'inverse, Matthieu Tharion, comme Mathieu Hardy ou Jean Blancheteau, a un rythme moins soutenu, pioche moins les réserves mais n'a pas le temps de se poser longuement entre les tours. Ils sont encore 40 à repartir, pour arriver à mi-course.

00 h 17. Les femmes ne sont plus que deux ! Cora Mariotte a abandonné. "J'ai eu un coup de mou." Dans les délais, elle n'est pas repartie pour un treizième tour. Le titre de Dernière femme debout se jouera entre Cécile Clet, Carole Gobin. Une trentaine de participants sont encore dans le coup.

01 h 13. L'attaque du quatorzième tour s'est faite à vingt-trois unités. Les deux femmes, Carole Gobin et Cécile Clet, sont encore dans le coup. Tout comme Romain Chavatte (Sens) : "Je ne m'arrête pas. C'est le chrono qui m'arrêtera !"

02 h 05. Fin de l'aventure pour Carole Gobin (Saint-Vallier), qui n'est pas repartie, malgré un nouveau tour validé (59'45''). "J'avais un problème occulaire. Et une fatigue générale. Je partais pour douze tours, le contrat est rempli, même si j'aurais aimé atteindre les 100 km. J'ai déjà fait des 100 bornes, mais avec le stress des délais, c'est différent, on ne gère pas sa course comme on veut." 

Cécile Clet (Clénay) s'est engagée dans le quinzième tour. Elle doit le terminer en moins d'une heure pour être vainqueure. Dix-huit hommes sont engagés avec elle sur cette nouvelle boucle de 7,1 km. Au bout, 105 km parcourus. 

En grosse difficulté dans le quatorzième tour, Mathieu Humbert, frigorifié, a été récupéré par des bénévoles de l'organisation. Et ramené au chaud en quad. "Dans ce cas, on demande bien au coureur de ne pas quitter le balisage", confie Arnaud Etienney, de l'organisation. Il fait -4 °c et la température baisse encore.

Cécile Clet, vainqueur chez les femmes02 h 46. Victoire de Cécile Clet ! La sapeur-pompier de profession, 45 ans, était la seule femme encore en course. Elle n'a eu aucun mal à valider son quinzième tour. La Dijonnaise, 7e du Trail des Templiers (105 km) en octobre dernier, égale la meilleure performance d'une femme sur une édition du Dernier homme debout (toutes versions confondues). Elle aurait pu repartir, mais préfère s'arrêter là. "J'ai mal à la cuisse depuis le neuvième tour. Et il y a les championnats de France de trail dans en mars. Mais si je n'avais pas été la dernière, j'aurais sans doute poussé plus loin..."

02 h 59. Chez les hommes, Guillaume Berthier, vainqueur en 2020, est toujours le plus rapide (quinzième tour bouclé en 41'50''). Matthieu Tharion, son principal concurrent, est arrivé à moins d'une minute du hors délai. Serein, il avait profité d'un tour dans la nuit pour s'arrêter près d'un feu de camp et déguster un peu de vin chaud. Seize hommes, en tout, sont repartis à 3 h du matin. La nuit va être longue, la victoire ne devrait pas se jouer avant la matinée.

05 h 30. Ils sont encore huit coureurs en course, dans le dix-huitième tour. Baptiste Petitjean, l'un des plus rapides, a dit stop.

06 h 00. C'est terminé pour Grégory Delécluse, hors-délai. Sept survivants sont partis sur le dix-neuvième tour. Romain Chavatte a hésité mais il a repris la route. "J'ai mal partout. J'ai dû perdre quelques ongles. Le plus compliqué, ce sont les parties roulantes, au départ et à l'arrivée."

Guillaume Berthier reste le plus rapide, avec un dix-huitième tour en 44 minutes. Romain Laguigner résiste bien.

06 h 20. Guillaume Berthier, Yoann Morisse, Matthieu Hardy, Jean Blancheteau, Matthieu Tharion, Romain Chavatte et Romain Laguigner sont les sept derniers engagés du Dernier homme debout dans le Morvan.

"J'ai fini presque en sprintant pour arriver avant l'heure, alors je ne pouvais plus repartir", raconte à son tour le second. "Il y a une forme d'épuisement général. Dommage, je voulais voir le soleil. Mais je fais mieux qu'à Sens (14 tours)", souligne l'ancien habitant de Moulins-Engilbert.

On retrouve donc le même quatuor qu'en 2020 : Guillaume Berthier, Matthieu Tharion, Matthieu Hardy et Jean Blancheteau pour la victoire.

07 h 00. Romain Laguigner est arrivé hors-délai sur le dix-neuvième tour de piste. "Les deux derniers tours étaient vraiment compliqués. En fait, j'ai des douleurs depuis le neuvième tour et ça m'a mis dedans psychologiquement, même si c'est bien revenu après. J'ai chuté trois fois sur la même plaque de verglas dans une single, mais sans gravité. Les jambes ont lâché au final."

Yoann Morisse et Romain Chavatte ne sont pas repartis sur la vingtième boucle. "J'ai ressenti des douleurs musculaires que je n'ai pas d'habitude. Et je me sentais oppressé au niveau respiratoire", explique le premier, originaire de la Nièvre (il a créé le trail des Bertranges). "J'ai souffert, et on fait aussi ça pour ça. Mais je ne voulais pas plus souffrir." 

08 h 00. Les quatre derniers concurrents sont repartis pour le vingt et unième tour. Dans le précédent, Berthier a couru seul en tête, avec le trio Tharion-Hardy-Blancheteau qui s'est allié derrière.

09 h 00. C'est le statu quo. Les quatre survivants ne connaissent pas de défaillance et sont partis pour un vingt-deuxième tour. On ne voit pas bien ce qui pourrait les empêcher d'aller au bout maintenant que le soleil s'est levé.

10 h 00. On prend les mêmes et on recommence. Guillaume Berthier, Matthieu Hardy, Matthieu Tharion et Jean Blancheteau se sont lancés sur le 23e  et avant-dernier tour.

11 h 00. Le dernier départ a été donné entre les quatre fantastiques. La course va se jouer sur le dernier tour. Le premier qui franchit la ligne s'impose.

Jean Blancheteau, vainqueur chez les hommes11 h 33. Jean Blancheteau remporte le Dernier homme debout 2023. Il a bouclé le dernier tour en 33 minutes et devance le tenant du titre, Guillaume Berthier. Matthieu Hardy complète le podium. 

"J'ai fait la différence dans les descentes. J'avais des chaînes sous les chaussures", se félicite Jean Blancheteau, troisième en 2020. "Et cette fois, je n'ai pas eu de début de tendinite", sourit l'ancien marcheur. Le Montcellien de 27 ans avait choisi comme stratégie de ne "jamais se reposer plus de cinq minutes, pour ne pas prendre froid". Et pour doser son effort, afin d'en garder sous le pied pour finir sa dernière boucle dans un temps canon : 33'05''. "Je pensais que Guillaume s'envolerait vers la victoire. Mais quand je l'ai tenu sur le plat et en montée, alors je me suis dit que c'était jouable..."

Guillaume Berthier, deuxième : "Il y a eu quelques attaques au début du dernier tour mais je savais que je devais surveiller Jean. On a dû partir à 15 à l'heure sur la portion de route. Et dans la première montée, j'ai vu qu'il avait des chainettes sous ses semelles. Il accrochait beaucoup mieux que moi et je n'ai pas pu le suivre. C'était une patinoire sur la piste de glace. Je suis content pour Jean, c'est un super mec."

Matthieu Hardy, troisième : "J'ai tenté le coup dans le dernier tour, il fallait donner le maximum et faire le spectacle. Je venais pour faire les 24 heures, c'est réussi, mais j'ai eu un gros coup de barre au quinzième tour. C'est fou de finir encore à quatre, mais on se connait, on est un peu des zinzins."

Matthieu Tharion, quatrième : "L'objectif, c'était de tenir 24 heures après avoir fait 19 heures de course le  week-end précédent. Je n'avais pas d'espoir de gagner dans le dernier tour parce que j'avais un gros manque de fraîcheur. C'est aussi pour ça que j'ai tour géré au millimètre du début à la fin. J'étais sur un fil mais c'était géré. J'adore la neige et le froid, j'ai pris un maximum de plaisir. "

Jean Blancheteau, Guillaume Berthier et Matthieu Hardy, en bons camarades, ont ensuite rebroussé chemin pour aller à la rencontre de Matthieu Tharion, formidable de régularité, mais qui a manqué de vitesse pour s'imposer. Il finit quatrième, comme en 2020.

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