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Notre ville - Les cimetières et un peu d'histoire

Cette page vous présente succintement les 3 cimetières de la ville de La Machine. Vous y trouverez quelques renseignements sur les horaires et quelques photos commentées chargées d'histoire. Si vous souhaitez rechercher une sépulture, un défunt, connaître les tarifs, le règlement et bien d'autres choses, vous pouvez aller sur le site officiel du cimetière en cliquant ici.

Les horaires d'ouverture des cimetières vont

Emplacement des tombes de la catastrophe minière

Le cimetière n° 1 (ou ancien cimetière) est situé rue Daniel Michel. Sa superficie est de 4 697 m². Il se situe à gauche de la route en allant en direction des Marizys.

Un ossuaire est aménagé dans lequel les restes exhumés sont aussitôt ré-inhumés (article L.2223-4 du CGCT). Une plaque nominative est apposée aux abords de l’ossuaire.

Le cimetière possède également un emplacement réservé aux sépultures des enfants.
A gauche en entrant, sont enterrées les victimes de la catastrophe minière de 1890.
Plus haut dans l'allée centrale, se trouve la tombe de Jean-Baptiste Machecourt, Ingénieur qui inventa le parachute de mine.

- Le 18 février 1890, à 15 h, le bruit se répand qu'un accident vient de se produire au puits Marguerite. Deux coups de mine trop rapprochés faisaient long feu l'un et l'autre. Le premier avait soulevé un nuage de poussières, les portant à une très haute température ; le second lançant un jet de flammes avait embrasé ces poussières.

Tous les ouvriers de la galerie d'où partait le coup étaient brûlés plus ou moins grièvement ou asphyxiés. Quinze ouvriers étaient retirés morts du puits. Trois autres cadavres restaient sous un éboulement. Huit hommes qu'on avait pu remonter encore vivants devaient mourir le soir même ou le lendemain.

Malheureusement, le puits des Zagots était aéré en partie par le puits Marguerite ; le courant d'air entraîna les gaz produits par la combustion des poussières du charbon dans une des galeries et dix-sept malheureux furent comme foudroyés par le poison.

Ce fut le plus grave accident que La Machine ait connu.


La tombe de Jean-Baptiste Machecourt

- Jean-Baptiste Machecourt est né le 6 septembre 1803 à La Machine. Son père était chef-mineur. Par ses études, son labeur précoce, il fut remarqué par le Directeur des Houillères, qui l’aida à préparer l’entrée à l’Ecole des Mines de Saint-Etienne.

Quelques années plus tard, il en sortait ingénieur breveté. Il revint à La Machine. Après avoir secondé son père, il prit la direction de l’exploitation souterraine. Quand celui-ci mourut, il le remplaça à la Mairie.

En décembre 1844 un accident mortel impressionna Jean-Baptiste Machecourt. Deux ouvriers étaient descendus dans un puits dans les mines de Decize pour faire des réparations, montés sur la cage qui sert à l'ascension des wagons intérieurs employés à l'extraction, ils ont été entraînés avec cette cage par la rupture du câble dans le puisard du puits où ils ont péri.

De ce jour, il réfléchit, dessina plusieurs projets et finalement inventa un système permettant l’arrêt immédiat de la cage après la rupture d’un câble de traction.

En janvier 1845 eut lieu le premier essai du parachute des mines. Malgré son mécanisme rudimentaire, il donna toute satisfaction. Ce premier parachute se composait simplement de deux leviers "genre ressorts de voiture" tendus et boulonnés sur de fortes lames de fer en ciseaux et qui étaient mobiles autour d’un axe fixé solidement au sommet de la cage. Le poids de cette cage tenait ces lames écartées. Si le câble cessait de la soutenir, les leviers se détendaient, les lames de fer reprenaient une position horizontale et leurs deux extrémités dentelées s’enfonçaient dans les grosses armatures en chêne qui servent à guider les deux cages le long des parois du puits d’extraction.

Il n’avait pas voulu prendre de brevet pour l’invention de son parachute. Il disait que d’autres chercheurs amélioreraient ainsi sa découverte. Pour lui, la sécurité des travailleurs seule comptait.

Sur un des côtés de sa tombe, on peut y voir le mot ABNEGATION, ce qui signifie "Sacrifice total au bénéfice d'autrui de ce qui est pour soi l'essentiel". Sur une autre face, on peut y lire entre autres "Ses ouvriers reconnaissants et ses amis ont élevé ce monument".

A savoir : Un réaménagement de ce cimetière est en cours. La procédure de reprise de sépultures en état d’abandon a débuté le 15 novembre 2016.


La stèle des tirailleurs sénégalais

Dans le cadre des reprises des concessions abandonnées, les corps des trois Tirailleurs sénégalais, faits prisonniers et abattus par les Allemands le 24 juin 1940, viennent d’être retrouvés.

"D’après ce qu’on savait, les corps auraient été retrouvés dans la forêt de la Noblesse, à la sortie de La Machine, en direction d’Anlezy. Des habitants les auraient inhumés au cimetière mais nous ne savions pas où. Nous pensions d’ailleurs qu’ils étaient dans le carré militaire qui se trouve dans le cimetière d’en face", expliquent Jean-Michel G., conseiller délégué, et Bérénice D., du service de l’état civil.

Ils seront transférés dans la chapelle

C’est en voulant enlever l’une des vingt-trois sépultures prévues dans la procédure que le service des pompes funèbres a découvert les corps des Tirailleurs sénégalais. "Cela a été une grande surprise, car ils se trouvaient dans un caveau censé être vide. Celui-ci, en effet, avait été acheté en 1918 par une famille qui n’y avait jamais fait inhumer personne", poursuit l’élu.

Pour la municipalité machinoise, avec les munitions et les lambeaux d’effets militaires retrouvés dans la sépulture, cela ne fait aucun doute : il s’agit bien des corps des Sénégalais :

Dans un premier temps, la municipalité a décidé de les placer dans un caveau provisoire.

Puis, nous les transférerons dans la chapelle qui servira d’ossuaire pour tous les soldats morts pour la France qui n’ont pas de sépulture.

"Mais pour cela, des travaux de restauration vont devoir être réalisés sur ce monument avec le Souvenir français. Une cérémonie officielle sera aussi organisée."

La stèle qui avait été installée à la lisière du bois de la Noblesse, il y a plusieurs années, par la municipalité, pour leur rendre hommage, restera en place. On peut aujourd’hui y lire : “En ce lieu, le 24 juin 1940, trois soldats français prisonniers furent lâchement assassinés par les Allemands. À leur mémoire”.

Article par Estelle Pion pour le Journal du Centre du 09 mars 2023

Le cimetière n° 2 (ou nouveau cimetière) est situé rue Daniel Michel. Sa superficie est de 3 481 m². Il se situe à droite de la route en allant en direction des Marizys.

Le cimetière possède un emplacement réservé aux sépultures des enfants.

Le Monument aux morts en mémoire des soldats tombés au champ d’honneur

En entrant, droit devant vous tout en haut se dresse le Monument aux morts élevé en mémoire des soldats tombés au champ d’honneur.

Le monument représente un pilier commémoratif sur un piédestal, il porte une sculpture tirée d’une représentation religieuse de la Vierge, une pietà. Sur le monument il est inscrit: ” Le sacrifice – PRO PATRIA LA MACHINE À SES HÉROÏQUES ENFANTS MORTS POUR LA FRANCE”

Il en fut construit un autre devant l’église pour les morts de 1939-1945, ce monument resta en place jusqu’en 1992, puis, il fut remplacé par une stèle “aux victimes du nazisme” et “aux morts de toutes les guerres”.Aux victimes du nazisme

En 1998, le Maire Daniel Jaubertie annonce le regroupement de tous les morts des différentes guerres. La stèle est démolie.

Le cimetière des Marizys

Le cimetière des Marizys est situé route de Thianges. Sa superficie actuelle est de 11 273 m². Un espace cinéraire a été créé en 2003 comprenant une partie columbariums, une partie cavurnes et le Jardin du souvenir.

Un espace est également dédié aux sépultures des enfants.

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