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La mine - Les métiers de la mine

Palefrenier

PalefrenierLe meneur de cheval ou palefrenier était le mineur qui s'occupait des chevaux au fond de la mine. Le cheval était utilisé pour le transport des lourdes charges notamment des berlines de charbons. Le palefrenier dirigeait le cheval le long du parcours des rails car le cheval ne voyait rien au fond.

Il était aussi chargé de sa nourriture, de son entretien. Le cheval ne remontait jamais au jour car l'opération était délicate et stressante pour le cheval. Il fallait démonter la cage ou attacher le cheval sous la cage tout en le 'ficelant' solidement.

On attendait donc la retraite du cheval (ou même de plusieurs chevaux pour la remonte). Le cheval finissait au mieux sa vie dans un champ proche de la mine, mais il recevait selon les histoires, la visite régulière de soin ancien maître.

Il existait aussi de nombreuses anecdotes sur les palefreniers qui avaient fort à faire avec des chevaux têtus. Mais il est aussi vrai que certains chevaux ne s'habituaient pas au fond et devenaient fous. La vie au fond était rude pour les chevaux surtout qu'au 19ème siècle, les meneurs de chevaux rudoyaient, malgré les amendes, leur cheval pour augmenter les rendements et leur paye. Le cheval à cette époque n'avait pas beaucoup d'importance. Au 20ème siècle, c'était plutôt l'inverse, on attachait de l'importance à la présence de l'animal au fond.

Piqueur

PiqueurIl travaille dans le chantier d'abattage : il abat le charbon et boise la taille à mesure qu'il avance. Faisant un travail exténuant, dangereux, il est le mineur au sens strict du terme.

Durant la première moitié du XIXe siècle, ils dirige une équipe de compagnons qu'il choisit lui-même (parfois dans la famille) et doit discuter des conditions techniques d'exploitation du chantier avec le gouverneur, ainsi que du niveau de rémunération, après avoir évalué la quantité de charbon qui pourra être abattue.

Au cours du siècle, ce rôle de meneur d'équipe tend à diminuer, et le piqueur ne s'occupera plus que de sa propre tâche. Pour l'abattage, il creuse, avec son pic l'«embrayure» en bas de la paroi, puis plante des coins de bois ou de métal un peu plus haut, pour provoquer la chute d'un bloc de charbon.

C'est le plus exposé aux dangers (coup de grisou, coup de poussière, éboulement).

350L'épaisseur des plus grosses couches exploitées à la Houillère de La Machine allaient jusqu'à 350cms, soit 3m50.

Pompier

No_imagePompier ou pompiste. Cet ouvrier surveille la bonne marche des pompes d'exhaure faisant remonter les eaux au jour

Receveur

No imageLe receveur - l'encageur. Il s'occupe de l'ascenseur à la surface, de la sortie des bennes pleines de charbon, de l'entrée des mineurs dans la cage d'ascenseur, ce qu'on appelle l'encagement.

Remblayeur

RemblayeurAu 19ème siècle, les remblayeurs ramassaient les stériles à la pelle pour dégager les chantiers ou pour consolider les galeries. Vers 1950, les déchets seront évacués à la surface avec des tapis roulants.

Une mine génère énormément de déchets sous forme de rochers ou de gravats. Une partie était laissée sur place jusqu'aux années 1950 pour renforcer les galeries en créant des piles de remblais ou pour combler les vides laissés par le foudroyage. Une autre partie était remontée à la surface pour être abandonnée sur des terrils.

Les remblayeurs étaient chargés de ce travail. Ils étaient payés 30% à 40% de moins que les abatteurs car ils ne participaient pas directement à la production du charbon. Ils étaient aussi chargés du percement et du dégagement des nouveaux tunnels au rocher (travers-bancs) qui reliaient les galeries entre elles.

34L'exploitation générait des déchets non utilisables (schistes) en grande quantité qui étaient mis au terril. On estime cette part de déchets à 34%.

Rouleur

RouleursLe rouleur  (ou herscheur) est un ancien métier de la mine. C'est le mineur préposé au chargement et/ou roulage des berlines.

Le métier, au 18ème et 19éme siècle, était bien souvent alloué à des femmes ou des galibots. D'ailleurs les premiers hercheurs était porteurs ou tireurs de gros paniers avant l'existence des berlines.

C'était un métier très dur et considéré comme de la petite besogne contrairement à l'abattage. Bien souvent, les berlines déraillaient sur les voies du fond mal agencées. Il fallait soulever la berline et la remettre sur les rails même pleine.

Ensuite les hercheurs ont été remplacés par les chevaux capables de tirer une dizaines de berlines en un voyage. Le travail du hercheur se limitant aux endroits inaccessibles aux chevaux. Le métier a disparu avec la mécanisation et tous les moyens automatiques de transporter et de charger le charbon (pelles EIMCO, convoyeurs...)

Trieur

TrieuseLes femmes descendaient au fond aux débuts de la mine. (A noter qu'elles ne sont jamais descendues au fond dans les puits de La Machine).
Après l'interdiction législative du fond pour les femmes, elles sont occupées au jour pour divers travaux dont celui de trieuses. On les appelaient cafus ou mahus (Mines de Liévin). Elles doivent ce nom à l'étoffe qui entoure leur coiffe. Cette étoffe est destinée à protéger des poussières et à maintenir la coiffure.

Le triage est l'action de séparation des charbons des terres stériles. C'était un métier éprouvant sans cesse debout avec la cadence infernale du convoyeur à bande. Le bruit, les poussières, les mains abîmées sont les effets de ce travail. En plein été, la chaleur les faisait suffoquer et en hiver leurs mains étaient gelées par le froid. Il ne faut pas oublier tout ce que les trieuses retrouvaient au milieu des charbons notamment les déjections fécales des mineurs ayant fait leurs besoins dans les berlines au fond.

Le travail était tellement poussiéreux que les trieuses ressortaient aussi noires que les mineurs de fond. Les mineurs les surnommaient ' les culs à gaillettes ', leur derrière étant tout noir à force de s'essuyer les mains dessus.

Les trieuses disparurent des carreaux miniers avec la création des criblages-lavoirs automatisés. Ils permettaient de récupérer la moindre particule de charbon ce qui n'était pas le cas des trieuses qui laissaient passer beaucoup de fines. Certains terrils ont d'ailleurs été relavés dans les dernières années pour récupérer le précieux minerai.

50En moyenne, 50 femmes étaient employées dans l'atelier de triage du Pré-Charpin jusqu'à sa modernisation en 1954.

Enigme 10

Vous êtes au bon endroit et votre perspicacité vous rapporte la lettre n.
Maintenant, passons au choses sérieuses ! Je vous propose de trouver le pharmacien et de regarder son téléphone. Il vous indiquera sur l'annonce de sa banque la bonne position.
Hum... et je dois me débrouiller avec ça ?
Oui, et ce n'est pas tout...

Enigme 11

Ensuite, vous devrez trouver l'ancien jardinier de Monsieur Machecourt, celui là même qui chantait pendant les jours de paye. Il peut vous aider si vous vous intéressez à son nom...

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