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La ville - Histoire de la ville

Jean Gribet en 1995 à DecizeD'après une causerie faite par Jean GRIBET à l'Université du temps libre à Decize en 1995, et agrémentée de sources diverses.

La Machine, ville de la Nièvre, chef-lieu de canton dans l'arrondissement de Nevers, compte actuellement 3392 habitants. (Recensement de 2015)
La ville est située à 7 kms au nord de Decize, sur la route départementale 34 qui traverse le département du Sud au Nord.

Une ville clairière, construite sur un site de plateau découpé par des vallons marqués, qui s'incline de 260 mètres à 200 mètres en direction de la vallée à moins de 200 mètres. La ville est bâtie aux 3/4 sur le rebord Nord-Ouest du plateau, ceinturé par la vallée du ruisseau de la Meule qui se jette dans la Loire à Rosière. La Machine se trouve au sein de la forêt domaniale des Minimes et du bois des Glénons. Signalons également que de ce plateau descend un autre ruisseau « Le Rio Gaillard » qui se jette dans l'Aron au lieu-dit « La Copine » à Champvert.

La ville est née de la découverte d'un gisement houiller. Des fouilles, effectuées sur le rebord Nord-Ouest au début du XXe siècle, ont démontré la présence de constructions d'origine Celtique et servant encore dans le haut Moyen-âge, appelée « Cité de Barbarie ».
La longue lignée des propriétaires de gisement de cette « pierre noire » débute en 1481 avec le nom de Huguemin Coquille qui exploite son territoire, la Seigneurie des Ecots.

En 1595, dans son « Histoire du pays et duché du Nivernois », le Jurisconsulte Guy Coquille, gouverneur du Nivernais, en parle en ces termes (En français de l'époque): « ... Près de Decize sont les minières de charbon qu'on dit charbon de pierre, qui est noir, gras et visqueux, prend et entretien le feu, comme l'autre charbon fait de bois, mais le feu en est plus ardent et les ferronniers en usent plus volontiers. Le trafic en est sur la rivière de Loire ; il y a quelques heurt et rencontre à le trouver, et quelques fois faut que les fosses et puys soient bien profond, et selon les saisons se font grands fraiz à tirer les eauës dont les dites fosses se remplissent... ». On peut signaler qu'on a découvert aux environs de Cosne-sur-Loire, des scories provenant de forges de l’époque romaine et qui sont de même nature que celles du charbon machinois.

Vers la fin du XVe siècle, on recense déjà trois grands propriétaires : le Comte, puis Duc de Nevers, le Prieuré de Saint-Pierre-de-Decize (dépendant de l'Abbaye de Saint-Germain-d'Auxerre) et le Seigneur des Ecots.

Quant à l'extraction, elle se fait à flanc de coteau, par des galeries qui suivent la couche de charbon jusqu’à ce qu'un éboulement arrête le travail. Puis, selon la direction de la couche, un trou appelé « Crot » est creusé pour y extraire la « pierre qui brule ». Ignorant tout sur la technique minière et son outillage, les ouvriers-paysans employés ne sont que de simples terrassiers œuvrant dans des conditions d'hygiène et d'insécurité incroyables.

Mais très vite la pire ennemie du travail à la mine fait son apparition : l'eau. Elle ruisselle sur les parois du crot, s'amoncelle dans un puisard au fond et provoque l'inondation des galeries, ne pouvant être écopée assez rapidement. L'abattage du charbon devient impossible et le crot est abandonné, pour recommencer le chantier plus loin.

Il est à préciser que vers 1560, le terme de « mineurs » ne désigne que les ouvriers employés à l'extraction du minerai de fer. L'exploitation du charbon se fait par des « charbonniers » qui se sont engagés à tirer ce dernier, à épuiser les eaux de la mine et à les déverser assez loin à l'aide de chevaux.

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