En novembre 1973, à La Machine, un curieux phénomène va durer près d'un mois.

Un esprit frappeur, dans le mur d'une chambre, répond aux questions qui lui sont posées. Aujourd'hui, le mystère est toujours entier.

L'esprit frappeur de La MachineCommence alors une incroyable histoire et une enquête menée par l'adjudant Bernard Guilbert, à l'époque commandant de la brigade de LaMachine.

Ce dernier, aujourd'hui en retraite à Imphy se souvient parfaitement des faits: «J'ai constaté à plusieurs reprises le phénomène et j'ai personnellement pu discuter avec l'esprit».

L'affaire fait évidemment grand bruit à tel point que les Machinois et autres curieux, venant parfois de fort loin, se rendent en nombre dans la maison qui semble hantée.

Des scientifiques sont aussi là: «Pas mal de charlatans également», commente Bernard Guilbert. L'histoire paraît surréaliste, un esprit frappeur tape dans la cloison de la chambre d'un adolescent et il répond même à des questions précises.

«On lui a demandé les arrivées du tiercé, qu'il a donné d'ailleurs. Il était aussi capable de rythmer des marches militaires, ou des chansons de Marie Laforêt. Il a répondu à des questions très personnelles que je lui ai posées. Bref, c'était véritablement déstabilisant. Mes gendarmes étaient, du reste, perturbés.»

«Forcément, on a mené une enquête sérieuse. On a fait des planques. On a placé des gendarmes partout, à l'étage, derrière la cloison, au sous-sol, dans le jardin. Rien, il n'y avait rien. Je suis sûr d'une chose, il n'y avait pas de trucage, pas de supercherie» raconte, péremptoire, l'adjudant Guilbert.

L'affaire de La Machine est répercutée par la presse. Des émissions de radio et de télévision sont consacrées à cet esprit frappeur. Des enregistrements sonores circulent. Le cinéma en fera un film avec l'acteur Jean-Pierre Kalfon dans le rôle de l'adjudant. La chaîne TF1 présente l'affaire de La Machine dans sa série «Les 30 histoires les plus extraordinaires».

Phénomène supra naturel ? Rien ne sera jamais démontré. Toutefois, l'adjudant Guilbert a fait des enregistrements. C'est édifiant et c'est surtout une première dans ce genre d'investigation.

Que s'est-il réellement passé? Certains témoins pensent que l'adolescent était doué d'extraordinaires dons de voyance, de force d'esprit. Il a suffi de l'éloigner et les manifestations sonores se sont immédiatement interrompues.

Autre hypothèse: les nombreuses galeries de mine qui courent sous le sol de la ville peuvent servir de caisse de résonance; de petits chocs donnés par hasard ou sciemment par un complice, en-dehors de la maison, auraient produit ce phénomène...

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